De la propriété à l'usage, vers une économie du partage

L'interview de Pascal Picq, Paléanthropologue, Professeur au Collège de France, parue dans les Echos du 17/10/2012, livre une analyse interessante sur l'économie du partage.

Extraits choisis :

En France, fille aînée du cartésianisme et du taylorisme, la productivité et la performance absolue priment dans le travail. La structure détermine les postes, elle les attribue, et chacun est prié d'exécuter au mieux sa tâche. Résultat : les salariés des grands groupes, le nez dans le guidon, n'accordent guère de temps à l'entraide et au partage qui, de toute façon, ne sont pas évaluables. Et si les choses tournent mal, le système -seul responsable -remplace les titulaires des postes. En revanche, dans un groupe où la structure n'est pas toute-puissante, il est possible d'accorder une plus large place au partage d'expérience et à l'échange. On manage alors autre chose que du temps de travail. Les entreprises les plus innovantes sont celles qui incitent leurs acteurs, à tous les niveaux, à échanger et à s'écouter mutuellement."

Des outils seuls ne servent à rien ; ils doivent être au service d'un projet. Si les salariés ne lèvent pas le nez du guidon, il n'y a pas d'échange, les tuyaux restent vides. Il est plus facile de se rencontrer dans les PME, où l'on « fissionne » pour se livrer à ses tâches et où l'on « re-fusionne » ensuite pour partager l'expérience. Mais la France, avec sa culture d'ingénieurs et de grandes écoles, ne fait pas confiance aux PME. Ce sont pourtant elles qui sont les plus à même de produire des innovations de rupture. La panne d'innovation du « modèle français » vient en partie de là."

Les entreprises doivent faire moins d'autoritarisme, laisser plus de marge de manoeuvre pour les salariés, plus de collaboration... L'innovation ne doit pas être le seul apanage des ingénieurs, mais résulter du « bricolage » collectif d'un ensemble d'acteurs."

C'est compliqué pour les grands groupes installés, contrairement aux start-up, mais ils peuvent y parvenir s'ils placent le partage et la diversité au nombre de leurs priorités...

Source : Les Echos

Le KM c'est de la paresse !

Imaginez le scénario suivant : vous travaillez dur sur un projet ou une tâche, vous avez un délai à respecter, mais vous êtes coincé, vous ne savez pas comment en venir à bout.

Que faites-vous?

Et bien, si vous êtes familier avec le Knowledge Management, vous:

  • - demandez de l'aide à vos collègues,
  • - demandez de l'aide à la Communauté de pratiques dont vous êtes membre,
  • - cherchez dans votre système de localisation d'expertise ou dans votre annuaire enrichi,
  • - postez une question sur votre plate-forme interne de Questions/Réponses ou sur les médias sociaux,
  • - faites une recherche dans votre système de GED, votre ECM, ou tout autre référentiel interne pour trouver la réponse.


Résultat ? Vous trouvez rapidement la réponse, en faisant un travail beaucoup moins fastidieux que si vous aviez dû créer la solution vous-même et vous respectez les délais. Avec tout ce temps gagné, vous prenez quelques minutes pour poster la solution à votre problème, afin d'aider la personne qui pourrait être à votre place dans les semaines, mois ou années à venir !

Auteur : Stephanie Barnes
Source : Missing Puzzle Piece Consulting Blog

 

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