L'économie sociale : créer de la valeur et améliorer la productivité grâce aux technologies sociales

Une étude réalisée par le MGI (McKinsey Global Institute) en juillet 2012 et intitulée : "The social economy: Unlocking value and productivity through social technologies" prouve une fois encore que les entreprises sont en train de réaliser que les technologies sociales ont un énorme potentiel pour accroître la productivité des Knowledge Workers (ou travailleurs du savoir). Les technologies sociales permettent d'étendre les capacités de ces travailleurs aux compétences élevées (qui sont de plus en plus rares) en rationalisant la communication et la collaboration, en effaçant les barrières entre les silos fonctionnels, et même en redessinant les frontières de l'entreprise pour identifier des connaissances et des expertises nouvelles au sein de "l'entreprise étendue".

Social technologies today           and their untapped potential

Les deux tiers de la possibilité de création de valeur offertes par les technologies sociales résident dans l'amélioration de la communication et de la collaboration au sein des entreprises. En adoptant ces technologies organisationnelles, les analystes du MGI estiment que les entreprises pourraient accroître la productivité des Knowledge Workers de 20-25%. Cependant pour atteindre ces gains, d'importantes transformations dans les pratiques managériales et les comportements organisationnels sont nécessaires. Les technologies sociales permettent aux entreprises de devenir des entreprises en réseau - dans les sens technique et comportemental du terme.

Exhibit 1                    Exhibit 3

Sources : McKinsey Global Institute and Harvard Business Review

Knowledge & Pizza

- The more people who share a pizza, the less pizza for each person.

- The more people who share knowledge the more knowledge for everyone.

- Don't get confused between pizzas and knowledge
.


Tim Backer

Le coût de l'infobésité

Parmi les stats intéressantes de cette infographie publiée sur le blog social média de Konoa, il y en a une qui retient particulièrement notre attention :

> Pour les entreprises, la recherche d'informations équivaut à 1855 euros par an, par employé et 95 heures de travail perdues...

infobésité

Votre organisation est-elle T-Shaped* ?

Le *T-shaped management est un modèle de management transversal qui encourage le partage et le transfert des connaissances à tous les niveaux de l’organisation (barre horizontale du T), tout en valorisant les expertises individuelles (barre verticale du T).

T-Shaped

Un management T-shaped favorise les gains de compétitivité et de performance car il permet aux organisations de capitaliser les expertises, les connaissances et les idées pour créer de la valeur et décloisonner les silos. Plus son système de management est T-Shaped, plus une entreprise est capable de :

  • Accélérer et fiabiliser la prise de décision grâce aux échanges d’expériences et de points de vue,

  • Augmenter l’efficacité opérationnelle grâce aux partages d’expertises,

  • Améliorer la productivité grâce aux transferts de compétences et de bonnes pratiques,

  • Développer de nouvelles opportunités grâce à la diffusion d’idées et de solutions.

C’est pour permettre aux entreprises de positionner leur modèle de management dans un référentiel T-Shaped que VEDALIS a créé un outil d’auto-évaluation et d’aide au diagnostic disponible en ligne ici.

Pour Didier Plégat, DG de VEDALIS,  « "Social Knowledge Management", trois mots qui challengent les entreprises. D’un côté, ils les renvoient vers des concepts et de l’immatériel : valorisation du capital savoirs, management innovant, organisation collaborative et en réseaux… Loin, apparemment, du court terme, du tangible et du mesurable. De l’autre, ils traduisent ce que les analystes confirment à travers leurs études et de leurs préconisations : les réseaux de connaissances créés entre sites, départements… sont des facteurs clé de progrès et de compétitivité. Autrement dit, d’un côté, incertitudes et risques liés aux changements ; de l’autre, promesses de succès et encouragements à l’action. Dans ce contexte, le rôle de VEDALIS est de créer des ponts entre stratégie et opérations, principes et applications, volonté et capacité à faire. Nous y travaillons sans relâche comme le montre la mise à disposition de nos nouveaux outils d’aide au diagnostic T-Shaped et Pilote Social KM. A la fois efficaces et simples à manipuler, ils apportent des solutions concrètes à des problématiques d’entreprises en phase d‘étude, conception et cadrage de leurs projets de Social Knowledge Management. »

Accéder à l'outil de diagnostic

Lire le Communiqué

Le KM et les Médias sociaux

Les médias sociaux peuvent-ils faire partie d'une solution interne de Knowledge Management ? Sans équivoque, la réponse est "oui!"

La finalité d'une stratégie de Knowledge Management est de trouver les connaissances dont vous avez besoin quand vous en avez besoin et d'apprendre des erreurs passées, qu'elles soient de votre fait ou non, pour éviter de les reproduire... Les médias sociaux vous permettent d'établir des connexions avec d'autres personnes, et de partager des connaissances.

Cependant, bon nombre des modèles actuels d'usage des médias sociaux proviennent du "social networking" entre les individus sur le web, ou du marketing social des entreprises utilisant des outils comme Twitter et Facebook pour développer leur présence, recueillir des données, et interagir avec leurs clients. Il existe peu de modèles sur la façon dont les médias sociaux peuvent être utilisés dans le cadre de la gestion des connaissances au sein d'une organisation. Nous ne pouvons pas importer des outils comme Facebook et Twitter au sein de notre organisation, et s'attendre à ce que le KM se produise "comme par magie" de la même manière que les réseaux sociaux fonctionnent sur le web. Nous devons être plus intelligents que cela - nous devons être en mesure de combiner les médias sociaux et la gestion des connaissances pour obtenir une solution au service des objectifs business.

A faire et ne pas faire :

Voici quelques conseils sur l'utilisation des médias sociaux dans le cadre du Knowledge Management (Social KM) au sein d'une organisation.

  • Ne pas se contenter d'introduire les outils et d'attendre qu'ils "fassent du KM". L'histoire du KM est jonchée de projets qui ont échoué là où la technologie a été introduite dans l'isolement, dans l'espoir d'une solution miracle. Il n'y a PAS de solution technologique miracle - même pas la technologie des médias sociaux. La définition de rôles, de processus et d'une gouvernance doit toujours accompagner la technologie.
  •  
  • Introduire une stratégie de Social KM avec un objectif business à l'esprit. Gestion des connaissances, et médias sociaux doivent être introduits pour répondre à un besoin business, non pas parce qu'ils sont cool ou tendance ! Or, "connecter les gens entre eux" n'est PAS un objectif business; en revanche, "améliorer l'efficacité grâce à la reproduction des meilleures pratiques dans l'industrie manufacturière" ou encore "augmenter sa part de marché en développant et en réutilisant la connaissance du client" sont des objectifs business...
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  • Ne pas se concentrer uniquement sur la publication. Nous avons travaillé avec un client qui récompensait fortement la publication de contenus ; à travers de multiples canaux sociaux, y compris des blogs, des business case, des wikis, des microblogs, etc. Une telle quantité de contenus a été publiée, dupliquée et diffusée à travers de nombreux canaux, qu'elle a créé une vaste quantité de "bruit", pour très peu de réutilisation des connaissances. L'objectif du Social KM est de maximiser la réutilisation, et non pas la publication !
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  • Mettre l'accent sur la résolution de problèmes. Les usages professionnels les plus efficaces du Social KM se concentrent sur la résolution de problèmes, en permettant aux collaborateurs de poser des questions et recevoir des réponses rapides de la part de leurs pairs. Cela aide les utilisateurs, et l'organisation toute entière !
  •  
  • Ne pas supposer que tout le monde contribuera naturellement. Les sites web comme Wikipedia, qui fonctionnent sur les contributions volontaires, obéissent à la règle du 90/9/1 : 90% de gens lisent mais ne contribuent pas, 9% contribuent occasionnelement, et 1% sont des contributeurs majeurs. Ce ratio signifie que vous n'avez accès qu'à 2 ou 3% de la connaissance globale de l'entreprise. Vous pouvez améliorer ce ratio grâce au Social KM et en appliquant les conseils suivants.
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  • Relier les outils sociaux aux rôles, aux responsabilités et aux processus. Pour battre la règle du 90/9/1, liez vos médias sociaux à vos Communautés de Pratique, et demandez au "facilitateur" (ou animateur) d'encourager les contributions. Utilisez les processus KM comme le AAR (After Action Review), l'assistance des pairs ("Ask The Experts"), etc. enrichis par les outils sociaux.
  •  
  • Ne pas introduire des outils juste parce que "d'autres personnes les recommandent". Une institution gouvernementale a récemment abandonné l'utilisation de Yammer, qui avait été fortement recommandé par une autre organisation, parce que les collaborateurs ont trouvé que, étant tous situés dans le même bâtiment, il était plus facile de se rencontrer pour parler à quelqu'un.
  •  
  • Adapter les outils aux besoins des utilisateurs. Réfléchissez à qui a besoin de quel savoir, et quand. Puis réfléchissez à la façon dont il peut être délivré. Les collaborateurs nomades, comme une équipe de commerciaux, ont sans doute besoin d'accéder aux outils sur leurs smartphones. Le personnel de bureau peut utiliser un système 100% web. Certaines personnes ont besoin d'accéder au savoir détenu par leurs pairs, d'autres peuvent vouloir utiliser un référentiel global... Choisissez l'outil qui répondra le mieux à vos besoins !


Lire le dossier complet
(en anglais).

Interview d'expert : Nicolas NADAL, IBM Global Services, FRANCE

Nicolas NADAL    

What is your vision on Knowledge Management future ? What do you think the main trends are today and will be in the next years ?

Quoting Jean Pierre Le Goff, sociologist,  “Knowledge, techniques and competencies are continuously renewing themselves, and time seems too short to adapt oneself”. There is a challenge because knowledge takes years or even centuries to harvest and digest. Indeed management means nowadays short term overexploiting of resources. What’s the sake for a manager to invest in knowledge in his entity while he is going to move to another job role or company in the following two years?

So the trends today are: knowledge management is shrinking in most organizations, and the tendency is to try and google or source or crowdsource what you need to know at little or no cost. The overall result will be obviously poor or of ill-omen. In a few areas, knowledge centers will specialize and attract knowledgeable people. A little like middle-ages universities or monasteries.

How organizations can use Knowledge Management to improve their competitiveness and optimize their businesses results? And what are the main expected benefits?

They must select who to ask for important questions, whether internal or external. They must use technology watch (ranging on all continents and cultures).

What are your recommendations to start an effective Knowledge Management project and its successful roll-out?

First thing you can ask is:

- Do you believe sincerely a tool (e.g. Web 2.0) will solve your problems and that people will capitalize knowledge just because you said so?

- Is it mission critical or some desirable or fashionable purpose?

- What are you ready to invest in terms of time, money? Who will capitalize and drive others to do so? Which effort-recognition are you going to provide?

Well if the management can answer these questions and is ready to persist over time, you can face launching a project. If not, forget it.


In your opinion, what are the major hurdle to overcome and the pitfalls to avoid?

The short-term, overexploiting management tends by nature to limit time spent on knowledge. The term “management” implies knowledge is something that must be “managed”. Why is it then that “management” often ends up being inefficient?


Do you think there are cultural specificities on Knowledge Management maturity depending on your geographical location?

Knowledge brings social status as much as money, which is a good thing to begin with.

Le KM c'est de la paresse !

Imaginez le scénario suivant : vous travaillez dur sur un projet ou une tâche, vous avez un délai à respecter, mais vous êtes coincé, vous ne savez pas comment en venir à bout.

Que faites-vous?

Et bien, si vous êtes familier avec le Knowledge Management, vous:

  • - demandez de l'aide à vos collègues,
  • - demandez de l'aide à la Communauté de pratiques dont vous êtes membre,
  • - cherchez dans votre système de localisation d'expertise ou dans votre annuaire enrichi,
  • - postez une question sur votre plate-forme interne de Questions/Réponses ou sur les médias sociaux,
  • - faites une recherche dans votre système de GED, votre ECM, ou tout autre référentiel interne pour trouver la réponse.


Résultat ? Vous trouvez rapidement la réponse, en faisant un travail beaucoup moins fastidieux que si vous aviez dû créer la solution vous-même et vous respectez les délais. Avec tout ce temps gagné, vous prenez quelques minutes pour poster la solution à votre problème, afin d'aider la personne qui pourrait être à votre place dans les semaines, mois ou années à venir !

Auteur : Stephanie Barnes
Source : Missing Puzzle Piece Consulting Blog

 

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